- QU'ARRIVE-T-IL À MES BIENS
- PROPOSITION DU CONSOMMATEUR
Coût
Quels sont les coûts d’une
faillite ?
Les coûts peuvent varier
d’un dossier à l’autre. Dès le départ,
un budget est dressé avec l’aide d’un administrateur
et les contributions mensuelles pendant la période
de faillite (normalement neuf (9) mois pour une première
faillite) sont fixées à partir de votre capacité
financière. Notre bureau ne requiert aucun dépôt initial ni frais d'ouverture de dossier pour une première faillite.
Admissibilité
Existe-t-il un minimum de dettes
pour que l'on puisse faire faillite ?
Le minimum de dettes nécessaires
pour qu'une personne puisse faire faillite a été
établi par la Loi à 1 000 $. Par contre, il
va de soi qu'une personne qui n'a que 1 000 $ de dettes ne
devrait pas s'engager dans un processus de faillite. De plus,
vous devez être insolvable, ce qui signifie, entre autres,
que vous n’êtes pas en mesure d’honorer
vos obligations financières au fur et à mesure qu’elles
viennent à échéance. En pratique, le premier
conseil que l'on donne à des personnes en difficulté
est avant tout de faire un budget. Le budget permettra de
déterminer quel est le surplus mensuel dont vous disposez
pour vous permettre d'acquitter le paiement mensuel de vos
dettes. Si vous découvrez que vous avez plus de dépenses
que de revenus, vous devrez alors réduire certaines
dépenses jugées moins prioritaires afin d'équilibrer
votre budget. Pour vous aider à établir votre
budget, nous vous invitons à consulter notre rubrique budget. Nos administrateurs expérimentés pourront vous aider à peaufiner votre budget, au besoin.
Puis-je faire faillite si je suis sans emploi ?
Oui, souvent les personnes en difficulté
financière n'ont pas d'emploi et rien ne les empêche
de pouvoir déclarer faillite. Par contre, elles devront tout de même effectuer des versements mensuels pendant
les neuf (9) mois que dure la procédure.
Les créanciers peuvent-ils
refuser que je fasse faillite ?
Non,
seule la Cour pourrait décider d’annuler votre
faillite à la demande d’un créancier.
Cette procédure est très exceptionnelle et très
rare. Par contre, dans certaines circonstances, les créanciers
peuvent s'opposer à votre libération.
Par exemple, une opposition pourrait être présentée
si vous avez fait preuve de témérité, que
vous avez vendu des biens de façon non conforme ou que
vous avez continué d'augmenter vos dettes alors que vous
saviez que vous étiez insolvable.
Dans ces cas, la Cour pourrait retarder votre libération
et/ou vous demander un montant supplémentaire à
verser à la faillite pour obtenir votre libération.
Ces oppositions sont rares, mais possibles.
Est-ce que je peux faire faillite
pour certaines dettes seulement ?
Non,
si vous déposez une faillite, vous le faites pour toutes
vos dettes. Par contre, rien ne vous empêche (mais rien
ne vous y oblige non plus) après la libération
de votre faillite, de rembourser un créancier pour une
dette que vous jugez être « morale ».
Qu’arrive-t-il
à mes biens ?
Mon véhicule est-il saisissable
si je fais faillite ?
Le
premier point à déterminer c'est de savoir s'il
s'agit d'un véhicule loué ou pour lequel une institution
financière a un prêt garanti.
A. Location : Dans le cas d'une location, votre voiture n'est pas saisissable
par les créanciers, car il s'agit seulement d’un
bien qui vous est prêté. Par contre, celui qui
vous a loué le véhicule pourrait, en cas de
faillite, reprendre le véhicule, car celle-ci constitue
un défaut en vertu de votre contrat de location. On
suggère donc aux personnes qui désirent déclarer
une faillite de communiquer avec leur locateur afin de l'informer
de leur intention de déclarer faillite et de lui demander
la permission de conserver le véhicule tout en continuant
de payer les loyers. En général, les locateurs
sont très ouverts à une telle option.
B. Véhicule
faisant l’objet d'un prêt garanti : Si
votre véhicule n'est pas entièrement payé
et que celui qui vous a prêté l'argent détient
une garantie sur le véhicule (il peut s'agir d'un «
contrat de vente à tempérament » ou d'une hypothèque), le
syndic devra déterminer si le véhicule vaut
plus que le montant qui est dû sur le prêt.
Si la valeur du véhicule est plus élevée
que le montant qui est dû sur le prêt, celui-ci
devra soit, être vendu au bénéfice de
vos créanciers ou, vous devrez consentir à verser
au syndic une somme d’argent (comptant ou mensuellement)
égale à l’équité pour conserver
votre véhicule. Si sa valeur est inférieure
au solde du prêt, alors les créanciers ne saisiront
vraisemblablement pas le véhicule faute d'équité.
Par contre, le prêteur pourrait exiger que vous lui
remettiez le véhicule, car la faillite constitue un
défaut en vertu du prêt. Nous conseillons donc
à la personne qui désire faire faillite de communiquer
avant avec le prêteur afin de savoir s'il est consentant
à lui laisser le véhicule tout en continuant
à payer les montants du prêt.
C. Si votre véhicule
est entièrement payé.
Voici trois situations qui pourraient
survenir :
1- Le véhicule peut
avoir une valeur négligeable et ainsi donc être
difficilement vendable par le syndic. Vous pourrez donc le
conserver en versant une compensation symbolique.
2- Si votre véhicule
a une certaine valeur, le syndic ou les créanciers
pourraient exiger que vous versiez une compensation à
la faillite afin que vous conserviez votre véhicule.
Ainsi, vous pourriez verser un montant pendant un certain
nombre de mois afin de « racheter » les droits
du syndic dans votre véhicule.
3- Les créanciers pourraient refuser
que vous conserviez votre véhicule. Le syndic devra
en prendre possession lorsqu'il acceptera votre dossier et
le vendre au bénéfice de vos créanciers.
Est-ce que je peux régler mes difficultés
financières sans perdre ma maison ou mon véhicule
?
Oui. La première option à envisager, lorsqu'on
éprouve des difficultés financières, est
de faire un budget. et de voir les possibilités de réduire certaines
dépenses afin de dégager un surplus budgétaire
mensuel qui vous permettra d'effectuer les paiements mensuels
de vos dettes.
Si cela s'avère impossible, il faudra alors considérer
la possibilité, dans l'éventualité où
vous n'avez pas beaucoup de créanciers, de prendre des
ententes particulières avec chacun d’entre eux
afin de faire diminuer les paiements et idéalement, de
faire diminuer soit le taux d'intérêt exigé
ou le montant de la dette, soit les deux.
Vous pourriez également considérer la consolidation
de dettes, qui est l'emprunt auprès d'une
banque, d'une caisse populaire ou auprès d'un membre
de la famille, d'une somme d'argent suffisante pour rembourser
tous vos petits créanciers et prévoir un mode
de remboursement pour ce prêt, échelonné
sur une période de temps variant selon votre capacité
financière à un taux d'intérêt plus
avantageux. De cette façon, vous évitez la faillite,
la perte de votre maison, de votre voiture et de votre cote
de crédit.
Si tous ces choix s'avèrent impossibles, vous pourriez
alors envisager la possibilité de déposer une proposition
de consommateur, qui est un outil prévu
par la Loi, par laquelle vous réduisez le paiement mensuel
de vos dettes à un montant qui correspondra à
votre capacité financière. Ainsi, le montant total
que vous rembourserez pourra être moins que vos dettes
et le tout est payable sans intérêt. L'accord d'une
simple majorité des créanciers lie tous les créanciers
de sorte que vous pourriez éliminer vos dettes (sauf exception prévue par la Loi) sur
paiement de la somme promise tout en conservant vos biens.
En dernier lieu, il existe le dépôt
volontaire qui, bien qu'archaïque, peut être
une option viable dans certains cas. Il s'agit d'un dépôt
à la Cour d'une partie de votre salaire qui sera distribuée
parmi tous vos créanciers et dont le taux d'intérêt
est fixé à 5 % par année.
Seules la faillite et la proposition du consommateur doivent
se faire par le biais d’un syndic. Toutes les autres options
peuvent se faire sans l’intervention d’un professionnel.
Si je ne suis
pas capable de payer l'hypothèque de ma maison, puis-je
tout simplement la remettre à la banque ? Si vous cessez de payer l'hypothèque
de votre maison, vous tomberez
alors en défaut. L’institution financière
aura alors deux choix :
Faire vendre l'immeuble en justice :
dans ce cas, vous demeurez responsable de toute perte qu'il
pourrait subir à la suite de la vente.
Procéder par une prise
en paiement : cela effacera votre dette envers l’institution
financière. Cette deuxième solution est toujours
plus avantageuse pour vous, car vous êtes libéré
de toute obligation envers votre institution financière. L'intention de la banque de procéder
avec l'une ou l'autre de ces options doit être indiquée
dans l'avis qu'elle vous enverra par un huissier et qui est
intitulé « Préavis d'exercice d'un droit
hypothécaire ». Ce préavis donne le détail
du défaut et vous donne soixante (60) jours pour pouvoir
y remédier, à défaut de quoi le créancier
hypothécaire pourra présenter une requête
à la Cour afin de se prévaloir de l'option choisie.
Par contre, il est à noter
que dans l'un ou l'autre des cas, votre cote de crédit
sera de R-9, car il s'agit alors d'un défaut.
Si je fais
faillite, est-ce que je perds mes remboursements d'impôts
et de quelle manière ma faillite affecte-t-elle la production
de mes déclarations d'impôts ?
Si vous décidez de déclarer faillite, les remboursements
d'impôt fédéral des années antérieures
ainsi que ceux de l'année où vous déposez
votre faillite seront versés au dossier pour le bénéfice de vos créanciers. Par contre, le remboursement
d'impôt provincial vous sera acheminé directement,
celui-ci étant considéré comme insaisissable
par la Loi. Il en est de même pour les remboursements
de TPS qui seront versés au dossier (jusqu'à ce qu'un seuil établi par la loi soit atteint), contrairement
aux crédits de la TVQ qui continueront à vous
être acheminés directement.
Quant
à vos déclarations de revenus pour l'année
de votre faillite, le syndic pourra se charger de les produire.
On doit en produire une pour la période allant du 1er
janvier de l'année de votre faillite à la veille
de votre faillite et une 2e déclaration de revenus à
partir de la date de votre faillite jusqu'au 31 décembre
de cette année-là.
Mon REER ou ma caisse de retraite
(fonds de pension) sont-ils saisissables ?
Il
existe sur le marché plusieurs types de REER et le contrat
d'adhésion doit être analysé attentivement
par le syndic. Par contre, il faut tenir compte du fait que la grande majorité des REER sont saisissables, à l'exception de ceux qui sont mentionnés ci-dessous
:
1- Les caisses
de retraite (fonds de pension).
Les caisses de retraite auxquelles vous contribuez avec votre
employeur et qui sont enregistrées conformément
à la Loi.
2- Les comptes de REER immobilisés
(CRI)
Lorsque vous quittez votre emploi et que vous avez contribué
à une caisse de retraite à laquelle contribuait
l'employeur, vous pouvez transférer ces fonds dans
un REER qui vous appartient. Dans ce cas, la loi vous oblige
à le déposer dans un Compte de REER Immobilisé
(CRI) auquel vous ne pourrez pas toucher avant l'âge
de votre retraite. Ces CRI bénéficient donc
normalement de la même protection qu'une caisse de retraite
à laquelle contribuait votre employeur et seraient
normalement insaisissables au même titre qu'une caisse
de retraite.
Quels sont les biens qui sont insaisissables si je fais
faillite ?
Les biens qui
sont insaisissables sont prévus aux articles 552 et 553
du Code de procédures civiles et d'une façon générale
sont constitués, entre autres, des biens suivants (cette
liste n'est pas exhaustive):
Tout bien ou toute somme d’argent reçus à
titre d'héritage, si ledit testament contient les clauses
prévues par la Loi pour le rendre insaisissable.
Les meubles qui garnissent la résidence principale
qui servait à l'usage du ménage jusqu'à
concurrence de 6 000 $ (valeur de liquidation).
Les vêtements nécessaires à la vie du
ménage.
Les instruments de travail nécessaires à l'exercice
personnel d'une activité professionnelle.
Les indemnités de la CSST et d'assurance-invalidité.
(Par contre, ces revenus doivent être pris en considération
dans votre budget pour établir votre contribution mensuelle
obligatoire pendant la faillite).
Conséquences
Qu'arrive-t-il
si j'ai fait récemment des achats avec mes cartes de
crédit et que je décide de faire faillite ? Il est évident que si vous faites
des achats à crédit en sachant que vous ne rembourserez
pas ces dettes, il s'agit alors de gestes qui sont non conformes
à la Loi. Les créanciers pourraient alors s'opposer
à votre libération et demander que la Cour vous
exige une contribution supplémentaire ou qu’elle
déclare non –libérable cette dette. Cela
signifie que vous auriez alors à payer la dette après
votre faillite, avec intérêts. Il est évident
que ce genre de comportement n'est pas recommandé.
Est-ce que
je peux garder une ou des cartes de crédit ?
Si vous déposez une faillite, vous
devez remettre toutes vos cartes de crédit au syndic,
que vous ayez un solde dû ou non. Par contre, si vous
faites une proposition, vous n'êtes pas tenu de les remettre.
Par ailleurs, la société de cartes de crédit,
étant informée de la proposition, serait en droit,
si elle le désire, d'annuler la ou les cartes.
Est-ce que je
peux continuer à exercer une profession à mon
compte ?
La Loi oblige un commerçant qui est
en faillite de divulguer ce fait à ceux avec qui il fait
affaire. Par contre, vous ne pourrez plus être administrateur
d'une société incorporée tant que vous
n’êtes pas libéré(e) de votre faillite.
Conjoint
ou conjointe
Est-ce
que je dois faire faillite si mon conjoint ou ma conjointe fait
faillite ?
La faillite de
votre conjoint n'entraîne pas nécessairement la
vôtre. Le syndic analysera avec vous si vous êtes
responsable d'une ou de plusieurs dettes de votre conjoint,
car dans ce cas, les créanciers pourront vous réclamer
le paiement.
Mon ex-conjoint ou ex-conjointe
fait faillite et doit me verser une pension alimentaire, qu'advient-il
alors de son obligation ?
À
l'inverse, je dois à mon ex-conjoint ou ex-conjointe
des arrérages dans le paiement de ma pension alimentaire, pourrais-je
être libéré(e) de cette dette ?
Si votre ex-conjoint ou ex-conjointe déclare
faillite, cela n'enlève rien à son obligation
de continuer à vous verser une pension alimentaire et
de vous payer les arrérages, s'il y en a. À l'inverse,
vous pourriez voir votre salaire saisi malgré votre faillite
afin de rembourser les arrérages que vous devez à
votre conjoint. Les arrérages de pension alimentaire
ne sont pas des dettes libérables par la faillite.
Qu'advient-il
de mon endosseur si je fais une faillite ou une proposition de consommateur?
Le dépôt d'une faillite ou
d'une proposition de consommateur n'enlève pas le droit
au créancier de poursuivre votre endosseur. Celui-ci
devra donc payer la dette à votre place, ce qui lui donnera
le droit de réclamer un dividende dans votre faillite ou votre proposition.
Prêt étudiant. Qu’arrive-t-il
de mon prêt étudiant si je fais faillite ?
Depuis le 18 juin 1998, les prêts
étudiants ne sont plus des dettes libérables par
la faillite ou une proposition de consommateur si ces procédures
sont intervenues moins de dix (10) ans suivants la fin de vos dernières
études. La fin de vos études est considérée
par le Ministère être la date à laquelle
l'institution d'enseignement atteste que vous avez cessé
d'étudier. Si vous devez ou décidez de déclarer
faillite ou une proposition de consommateur moins de dix (10)
ans suivants la fin de vos études, vous pourrez par contre,
à l'expiration de ces dix (10) ans, présenter
une requête à la Cour en demandant d'être
libéré de cette dette. Selon certains critères,
la Cour pourra vous en libérer si elle le juge à
propos.
Proposition
de consommateur
Comment
le dépôt d'une proposition de consommateur affecte-t-il
mon crédit ?
Le dépôt
d'une proposition de consommateur signifie que votre cote sera de R-9 pendant la durée de votre proposition et de R-7 pour une période de trois (3) ans après la fin
de votre proposition. La faillite, quant à elle, implique
une cote de R-9 pendant six (6) ans à partir de la fin du processus de
la faillite (c’est-à-dire à partir de la
libération).
Si je décide de faire
une proposition de consommateur, est-ce que je peux conserver
tous mes biens ?
Oui, un des premiers buts de la proposition
de consommateur est réellement de permettre au débiteur de conserver tous ses biens. Par contre, il va de soi que plus
les valeurs des biens sont élevées, plus la proposition
devra être intéressante pour être à
l'avantage des créanciers.
Libération
Suis-je libéré(e)
de toutes mes dettes ?
La
libération effacera toute dette sauf celles qui sont
précisément énumérées dans
l’article 178 de la Loi. En somme, vous n'êtes pas
libéré(e) notamment de :
Toutes les amendes et les pénalités rendues
par un tribunal. On entend aussi les contraventions routières
et autres.
Toute indemnité accordée en justice pour des
lésions corporelles causées intentionnellement.
De toute dette ou obligation pour pension alimentaire.
Pour toute dette ou obligation résultant de fraude,
de détournement ou d'abus de confiance alors que vous
agissiez à titre de fiduciaire.
De toute dette résultant de l'obtention de biens par
de fausses représentations.
De tout prêt étudiant si vous déposez
une faillite ou une proposition avant dix (10) ans suivants
la fin de vos études.
De tout dividende auquel aurait eu droit un créancier
s’il n’a pas été avisé de
la faillite. À part ces restrictions, la Loi a
pour but de favoriser la réhabilitation et favorise donc
le droit pour le débiteur de travailler et de gagner
sa vie.
Saisie
Une
faillite ou une proposition de consommateur arrêtent-elle
les procédures de saisie (salaire, biens, etc.) ?
En déposant une faillite ou une proposition,
vous vous placez sous la protection de la Loi. Ainsi, toute
saisie ou procédure judiciaire est arrêtée,
sauf pour trois exceptions:
Les créanciers garantis (p. ex. : hypothèque),
mais ce droit est limité à la reprise de la
maison ou du bien faisant l'objet de la garantie (p. ex. :
contrat de vente à tempérament ou hypothèque).
Une saisie pour pension alimentaire.
Si le créancier a obtenu la permission de la cour. Cette situation
ne se présente que très rarement et surtout lorsque la dette
est de nature frauduleuse.
Réserves
Veuillez noter que les réponses ci-dessus ne doivent en aucun cas être considérées comme des avis juridiques. Elles sont basées sur des situations hypothétiques et générales.
© Jean Fortin & Associés Syndics Inc. Syndic
de faillite • Agent Gestionnaire
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